DECISION N°0014/07/ODEM4 l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias
Conformément à l’article 27 de ses statuts, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM), s’est auto-saisi, au cours de sa séance du mercredi 28 Mars 2007, d’un dossier d’incitation à la haine et à la révolte.
Les faits
Dans son édition n° 507 du mardi 27 mars 2007, le journal « L’Indépendant » titre à la Une : « Pour sauver Célestine Adjanohoun du naufrage électorale, Chantal Yayi, sa sœur Gemma et Guy Adjanohoun divisent et enflamment la ville de Ouidah », puis publie l’article en page 3 du même numéro sous la signature de Sosthène Fagla.
L’auteur de l’article écrit qu’en même temps que le statut d’épouse de Chef d’Etat confère des privilèges, il comporte aussi des contraintes et oblige à un comportement moral et digne. Mais selon Sosthène Fagla cette « leçon n’a pas été assimilée par celle qui s’est autoproclamée Première Dame la veille de l’investiture du Dr Yayi Boni. Tout le monde sait que la femme aime la facilité et Chantal Yayi née de SOUZA ne fait pas exception. Mais en plus de son amour pour la facilité, elle fait preuve d’une ingratitude sans pareil ».
L’auteur de l’article justifie ses affirmations par le fait que la Première Dame « qui n’a pas encore les mérites et les allures de Rosine ou de Marguerite » ait « attaqué, critiqué, diffamé et humilié celui qui a pris des risques énormes pour imposer Yayi Boni à la population de Ouidah et de Kpomassè » alors qu’elle ne croyait pas à la victoire de son mari dont elle doutait des qualités d’homme d’Etat.
Sosthène Fagla ayant pris fait et cause pour Venance Gnigla, accuse Chantal Yayi, sa sœur Gemma et « son amant Guy Adjanohoun » qui aurait « abandonné son poste à l’UEMOA » de s’être acharné contre Venance Gnigla et d’avoir lors de la campagne, demandé aux populations de « voter tout le monde sauf Venance Gnigla ». Il constate par ailleurs que la population de Ouidah est divisée et le risque d’affrontement est grand ».
Après avoir loué la grandeur d’esprit de Venance Gnigla qui aurait refusé de répondre aux attaques de Chantal Yayi et ses compagnons et de se prêter à leur « vilain jeu », Sosthène Fagla rappelle que « au moment et Venance Gnigla luttait pour Yayi Boni, Célestine Adjanohoun faisait campagne pour Kamarou Fassassi et son frère Guy Adjanohoun se perdait derrière Séverin Adjovi » et demande à Chantal Yayi de « présenter ses excuses à Venance Gnigla si elle veut continuer à jouir de l’admiration des Ouidaniens ».
L’appréciation
Au regard de ces écrits, l’observation suivante s’impose :
Monsieur Sosthène Fagla, en s’attaquant ouvertement à la Première Dame à travers des propos injurieux, orduriers et diffamatoires d’une part et en se basant sur la seule ambiance de campagne pour discréditer la Première Dame et faire des commentaires désobligeants sur de prétendus risques d’affrontement d’autre part, à manqué à son devoir de journaliste qui doit tenir le scrupule et le souci de l’équilibre pour règles premières dans la publication de ses informations, porté atteinte à la vie privée des personnes citées et a pris des libertés par rapport à la responsabilité sociale du journaliste surtout dans un contexte électoral jugé très sensible.
L’ODEM tient à rappeler au regard de la gravité du présent dossier que les professionnels des médias et leurs organes de presse sont responsables, au premier chef, des publications diffusées dans leurs colonnes ou sur leurs antennes.
Par ces motifs, l’ODEM :
Condamne solidairement le journaliste Sosthène Fagla, le journal « L’Indépendant », le Rédacteur en Chef François Yovo et le Directeur de Publication John Akintola pour violation des articles suivants du Code de déontologie de la presse béninoise :
Article 2
Article 4
Article 6
Article 8
Article 10
Fait à Cotonou, le 26 Mars 2007
Le Président,
Michel O. TCHANOU
Les faits
Dans son édition n° 507 du mardi 27 mars 2007, le journal « L’Indépendant » titre à la Une : « Pour sauver Célestine Adjanohoun du naufrage électorale, Chantal Yayi, sa sœur Gemma et Guy Adjanohoun divisent et enflamment la ville de Ouidah », puis publie l’article en page 3 du même numéro sous la signature de Sosthène Fagla.
L’auteur de l’article écrit qu’en même temps que le statut d’épouse de Chef d’Etat confère des privilèges, il comporte aussi des contraintes et oblige à un comportement moral et digne. Mais selon Sosthène Fagla cette « leçon n’a pas été assimilée par celle qui s’est autoproclamée Première Dame la veille de l’investiture du Dr Yayi Boni. Tout le monde sait que la femme aime la facilité et Chantal Yayi née de SOUZA ne fait pas exception. Mais en plus de son amour pour la facilité, elle fait preuve d’une ingratitude sans pareil ».
L’auteur de l’article justifie ses affirmations par le fait que la Première Dame « qui n’a pas encore les mérites et les allures de Rosine ou de Marguerite » ait « attaqué, critiqué, diffamé et humilié celui qui a pris des risques énormes pour imposer Yayi Boni à la population de Ouidah et de Kpomassè » alors qu’elle ne croyait pas à la victoire de son mari dont elle doutait des qualités d’homme d’Etat.
Sosthène Fagla ayant pris fait et cause pour Venance Gnigla, accuse Chantal Yayi, sa sœur Gemma et « son amant Guy Adjanohoun » qui aurait « abandonné son poste à l’UEMOA » de s’être acharné contre Venance Gnigla et d’avoir lors de la campagne, demandé aux populations de « voter tout le monde sauf Venance Gnigla ». Il constate par ailleurs que la population de Ouidah est divisée et le risque d’affrontement est grand ».
Après avoir loué la grandeur d’esprit de Venance Gnigla qui aurait refusé de répondre aux attaques de Chantal Yayi et ses compagnons et de se prêter à leur « vilain jeu », Sosthène Fagla rappelle que « au moment et Venance Gnigla luttait pour Yayi Boni, Célestine Adjanohoun faisait campagne pour Kamarou Fassassi et son frère Guy Adjanohoun se perdait derrière Séverin Adjovi » et demande à Chantal Yayi de « présenter ses excuses à Venance Gnigla si elle veut continuer à jouir de l’admiration des Ouidaniens ».
L’appréciation
Au regard de ces écrits, l’observation suivante s’impose :
Monsieur Sosthène Fagla, en s’attaquant ouvertement à la Première Dame à travers des propos injurieux, orduriers et diffamatoires d’une part et en se basant sur la seule ambiance de campagne pour discréditer la Première Dame et faire des commentaires désobligeants sur de prétendus risques d’affrontement d’autre part, à manqué à son devoir de journaliste qui doit tenir le scrupule et le souci de l’équilibre pour règles premières dans la publication de ses informations, porté atteinte à la vie privée des personnes citées et a pris des libertés par rapport à la responsabilité sociale du journaliste surtout dans un contexte électoral jugé très sensible.
L’ODEM tient à rappeler au regard de la gravité du présent dossier que les professionnels des médias et leurs organes de presse sont responsables, au premier chef, des publications diffusées dans leurs colonnes ou sur leurs antennes.
Par ces motifs, l’ODEM :
Condamne solidairement le journaliste Sosthène Fagla, le journal « L’Indépendant », le Rédacteur en Chef François Yovo et le Directeur de Publication John Akintola pour violation des articles suivants du Code de déontologie de la presse béninoise :
Article 2
Article 4
Article 6
Article 8
Article 10
Fait à Cotonou, le 26 Mars 2007
Le Président,
Michel O. TCHANOU
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