Décision N°0013/07/ODEM4 l’Observatoire de la déontologie et de l’Ethique dans les médias
Le Mouvement des Forces pour l’Ethique et le Développement (MOFED), par lettre en date du lundi 12 février 2007, signée du président de son bureau exécutif national, M. David Nahouan a saisi l’observatoire de la déontologie et de l’Ethique dans les médias (ODEM) d’une plainte contre le journal « Le Béninois Libéré ».
Les faits
Dans sa parution n° 256 du mardi 6 février 2007, et sous la plume de Marc Antoine, le quotidien « Le Béninois Libéré » a publié un article titré : « Demande de démission d’office du député Issa Salifou : les pasteurs s’en mêlent. (Vers les risques de tension entre musulmans et chrétiens évangélistes) ».
L’auteur de cet article paru à la Une du journal affirme que les Béninois, bien qu’étant d’avis avec le chef de l’Etat de faire rembourser les débiteurs de l’Etat, ne sont pas totalement dans la dynamique de punir Issa Salifou de la manière dont le gouvernement voudrait le faire. Selon le journal qui a écrit son article, à la suite d’un communiqué de presse du MOFED : « Les communiqués ne doivent pas fuser de toutes parts pour encourager le Dr Yayi Boni à persister sur cette voie ». Pour lui, le communiqué du MOFED est inopportun car : « il atterrit comme pour jeter de l’huile sur le feu ; la position du MOFED a même été appuyée par un passage biblique… le Député Issa Salifou est un musulman, pratiquant… L’essentiel est maintenant de prier que cette idée qui fait de Issa Salifou, le musulman traqué par quelques pasteurs cachés derrière les bras du chef de l’Etat, ne se distille pas dans le pays ».
Dans sa plainte à l’ODEM, le Président du Bureau Exécutif National de MOFED, M. David Nahouan, proteste contre ces écrits du « Béninois Libéré » et relève entre autres que la Constitution garantit la liberté démocratique et de libre expression et qu à ce titre, il ne revient pas à un journaliste de refuser ces droits à un citoyen encore moins à une association.
Par ailleurs, il constate que l’auteur de l’article a fait preuve de mauvaise foi en cherchant à provoquer en cette période électorale sensible une confrontation entre musulmans et chrétiens.
Conformément aux statuts, le président de l’ODEM a adressé une correspondance avec copie de la plainte le 20 février 2007 au directeur de publication du journal « Le Béninois Libéré ». Mais ce dernier n’a donné aucune suite à la dite correspondance.
L’Appréciation
De l’analyse de l’article incriminé les observations suivantes s’imposent :
- Le journaliste Marc Antoine a fait dans son article des commentaires sur des hypothèses fantaisistes qui ne sauraient être fondées sur le communiqué du MOFED qui d’ailleurs ne renferme aucun risque de dérives religieuses d’autant qu’Issa Salifou n’a été à aucun moment inquiété pour ses libertés et opinions religieuses.
- En outre, la recherche et le goût du sensationnel par lesquels s’illustre « Le Béninois Libéré » pourraient être préjudiciables à la paix et à la cohésion nationale notamment en cette période électorale.
Par ces motifs, l’ODEM déclare :
- recevable la plainte de M. David Nahouan, président du Bureau Exécutif National du MOFED.
- Condamne fermement le journaliste Marc Antoine, le quotidien « Le Béninois Libéré » et le Directeur du journal Aboubacar Takou et le Directeur de publication Eric Tchiakpè, pour violation des dispositions ci-après du Code de déontologie de la presse béninoise :
Article 2 : Le journaliste publie les informations dont l’origine et l’exactitude sont établies.
Article 6 : Le journaliste s’interdit le plagiat, l’injure et les accusations sans fondement.
Article 10 alinéa 1 : Le journaliste se refuse à toute publication incitant à la haine tribale, raciale et religieuse…
Article 11 : Le journaliste s’interdit les titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications.
Fait à Cotonou, le 26 Mars 2007
Le Président,
Michel O. TCHANOU
Les faits
Dans sa parution n° 256 du mardi 6 février 2007, et sous la plume de Marc Antoine, le quotidien « Le Béninois Libéré » a publié un article titré : « Demande de démission d’office du député Issa Salifou : les pasteurs s’en mêlent. (Vers les risques de tension entre musulmans et chrétiens évangélistes) ».
L’auteur de cet article paru à la Une du journal affirme que les Béninois, bien qu’étant d’avis avec le chef de l’Etat de faire rembourser les débiteurs de l’Etat, ne sont pas totalement dans la dynamique de punir Issa Salifou de la manière dont le gouvernement voudrait le faire. Selon le journal qui a écrit son article, à la suite d’un communiqué de presse du MOFED : « Les communiqués ne doivent pas fuser de toutes parts pour encourager le Dr Yayi Boni à persister sur cette voie ». Pour lui, le communiqué du MOFED est inopportun car : « il atterrit comme pour jeter de l’huile sur le feu ; la position du MOFED a même été appuyée par un passage biblique… le Député Issa Salifou est un musulman, pratiquant… L’essentiel est maintenant de prier que cette idée qui fait de Issa Salifou, le musulman traqué par quelques pasteurs cachés derrière les bras du chef de l’Etat, ne se distille pas dans le pays ».
Dans sa plainte à l’ODEM, le Président du Bureau Exécutif National de MOFED, M. David Nahouan, proteste contre ces écrits du « Béninois Libéré » et relève entre autres que la Constitution garantit la liberté démocratique et de libre expression et qu à ce titre, il ne revient pas à un journaliste de refuser ces droits à un citoyen encore moins à une association.
Par ailleurs, il constate que l’auteur de l’article a fait preuve de mauvaise foi en cherchant à provoquer en cette période électorale sensible une confrontation entre musulmans et chrétiens.
Conformément aux statuts, le président de l’ODEM a adressé une correspondance avec copie de la plainte le 20 février 2007 au directeur de publication du journal « Le Béninois Libéré ». Mais ce dernier n’a donné aucune suite à la dite correspondance.
L’Appréciation
De l’analyse de l’article incriminé les observations suivantes s’imposent :
- Le journaliste Marc Antoine a fait dans son article des commentaires sur des hypothèses fantaisistes qui ne sauraient être fondées sur le communiqué du MOFED qui d’ailleurs ne renferme aucun risque de dérives religieuses d’autant qu’Issa Salifou n’a été à aucun moment inquiété pour ses libertés et opinions religieuses.
- En outre, la recherche et le goût du sensationnel par lesquels s’illustre « Le Béninois Libéré » pourraient être préjudiciables à la paix et à la cohésion nationale notamment en cette période électorale.
Par ces motifs, l’ODEM déclare :
- recevable la plainte de M. David Nahouan, président du Bureau Exécutif National du MOFED.
- Condamne fermement le journaliste Marc Antoine, le quotidien « Le Béninois Libéré » et le Directeur du journal Aboubacar Takou et le Directeur de publication Eric Tchiakpè, pour violation des dispositions ci-après du Code de déontologie de la presse béninoise :
Article 2 : Le journaliste publie les informations dont l’origine et l’exactitude sont établies.
Article 6 : Le journaliste s’interdit le plagiat, l’injure et les accusations sans fondement.
Article 10 alinéa 1 : Le journaliste se refuse à toute publication incitant à la haine tribale, raciale et religieuse…
Article 11 : Le journaliste s’interdit les titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications.
Fait à Cotonou, le 26 Mars 2007
Le Président,
Michel O. TCHANOU
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