Décision n°002/06/odem4 de l’observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les medias
Par lettre en date du 02 mai 2006, l’Ambassadeur de la République d’Angola près la République Fédérale du Nigeria, a saisi l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM) d’une plainte contre le journal "Le Matinal".
LES FAITS
Dans son édition N° 2321 du 28 mars 2006, et sous la plume de Sacca Focco, le quotidien "Le Matinal" publie à la première et quatrième page un article intitulé : «Chantal de Souza veut faire abattre Boni Yayi». Dans cet article, le rédacteur affirme qu’un complot est en train d’être organisé, avec, entre autres, la participation de mercenaires angolais, pour faire assassiner le président Boni Yayi. Mais cette supposée participation de mercenaires angolais étant «complètement fausse et injustifiée», l’Ambassadeur de l’Angola a exigé du journal "Le Matinal" la publication d’un droit de réponse dans les mêmes conditions que l’article en question. Malheureusement, « sans aucune considération à notre exigence », selon la plainte du diplomate angolais, la direction de publication du journal a publié le droit de réponse à la deuxième page de son édition N° 2332 du 02 avril 2006, mais sans aucune annonce en première page.
En application des Statuts et Règlement intérieur de l’organe d’autorégulation, l’Odem a adressé une correspondance au directeur de publication du journal "Le Matinal" lui demandant de fournir une réponse pouvant aider à apprécier la plainte. Ce qui a été fait dans les délais.
Dans sa réponse, M. Aubin Towanou, Directeur de publication du journal "Le Matinal" reconnaît «les insuffisances relatives à la publication du droit de réponse qui ne l’a pas été dans les formes appropriées». Il regrette de ne pouvoir «apporter des éléments pouvant justifier les écrits relatifs à un complot contre X». M. Towanou ajoute : «Je comprends que l’ambassadeur de la République d’Angola veuille protéger ses ressortissants. Mais il est hasardeux de penser qu’un pays en général, et un pays qui panse ses plaies de guerre en particulier soit capable de maîtriser tous ses ressortissants à l’intérieur et à l’extérieur ».
L’APPRECIATION
Après avoir étudié la plainte de l’Ambassadeur d’Angola et la réponse du directeur de publication du journal "Le Matinal",
L’ODEM :
- Reçoit la plainte de Monsieur l’Ambassadeur de la République d’Angola près la République Fédérale du Nigeria ;
- Constate que le journal « Le Matinal» n’a pas publié le droit de réponse, selon les règles de la profession ;
- Constate également que les informations publiées sont sans preuves.
EN CONSEQUENCE, L’ODEM :
- Condamne l’auteur de l’article Sacca Focco, le directeur de publication Aubin Towanou et le journal "Le Matinal" pour avoir violé l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise qui stipule :
«Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies.
Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises…»
- les condamne également pour violation de l’article 6 du Code de déontologie de la presse béninoise qui édicte :
« Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ».
- les condamne aussi pour avoir violé l’article 3 du Code de déontologie de la presse béninoise qui dispose :
« Les fausses nouvelles et les informations inexactes doivent être spontanément rectifiées. Le droit de réponse et le droit de réplique sont garantis aux individus et aux organisations, dans les conditions prévues par la loi. (…) ».
Fait à Cotonou, le 18 Octobre 2006
Pour l’ODEM, Le Président,
Michel O. TCHANOU
LES FAITS
Dans son édition N° 2321 du 28 mars 2006, et sous la plume de Sacca Focco, le quotidien "Le Matinal" publie à la première et quatrième page un article intitulé : «Chantal de Souza veut faire abattre Boni Yayi». Dans cet article, le rédacteur affirme qu’un complot est en train d’être organisé, avec, entre autres, la participation de mercenaires angolais, pour faire assassiner le président Boni Yayi. Mais cette supposée participation de mercenaires angolais étant «complètement fausse et injustifiée», l’Ambassadeur de l’Angola a exigé du journal "Le Matinal" la publication d’un droit de réponse dans les mêmes conditions que l’article en question. Malheureusement, « sans aucune considération à notre exigence », selon la plainte du diplomate angolais, la direction de publication du journal a publié le droit de réponse à la deuxième page de son édition N° 2332 du 02 avril 2006, mais sans aucune annonce en première page.
En application des Statuts et Règlement intérieur de l’organe d’autorégulation, l’Odem a adressé une correspondance au directeur de publication du journal "Le Matinal" lui demandant de fournir une réponse pouvant aider à apprécier la plainte. Ce qui a été fait dans les délais.
Dans sa réponse, M. Aubin Towanou, Directeur de publication du journal "Le Matinal" reconnaît «les insuffisances relatives à la publication du droit de réponse qui ne l’a pas été dans les formes appropriées». Il regrette de ne pouvoir «apporter des éléments pouvant justifier les écrits relatifs à un complot contre X». M. Towanou ajoute : «Je comprends que l’ambassadeur de la République d’Angola veuille protéger ses ressortissants. Mais il est hasardeux de penser qu’un pays en général, et un pays qui panse ses plaies de guerre en particulier soit capable de maîtriser tous ses ressortissants à l’intérieur et à l’extérieur ».
L’APPRECIATION
Après avoir étudié la plainte de l’Ambassadeur d’Angola et la réponse du directeur de publication du journal "Le Matinal",
L’ODEM :
- Reçoit la plainte de Monsieur l’Ambassadeur de la République d’Angola près la République Fédérale du Nigeria ;
- Constate que le journal « Le Matinal» n’a pas publié le droit de réponse, selon les règles de la profession ;
- Constate également que les informations publiées sont sans preuves.
EN CONSEQUENCE, L’ODEM :
- Condamne l’auteur de l’article Sacca Focco, le directeur de publication Aubin Towanou et le journal "Le Matinal" pour avoir violé l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise qui stipule :
«Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies.
Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises…»
- les condamne également pour violation de l’article 6 du Code de déontologie de la presse béninoise qui édicte :
« Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ».
- les condamne aussi pour avoir violé l’article 3 du Code de déontologie de la presse béninoise qui dispose :
« Les fausses nouvelles et les informations inexactes doivent être spontanément rectifiées. Le droit de réponse et le droit de réplique sont garantis aux individus et aux organisations, dans les conditions prévues par la loi. (…) ».
Fait à Cotonou, le 18 Octobre 2006
Pour l’ODEM, Le Président,
Michel O. TCHANOU
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