Décision N° 0017/07/ODEM4 de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias
Par lettre en date du 12 juillet 2007 M. Sanvi PANOU Directeur de Olympide Production domicilié au Carré 83 Jonquet à Cotonou a saisi l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM), d’une plainte pour diffamation contre le journal « Le Béninois Libéré »
LES FAITS
Dans sa parution du jeudi 12 juillet 2007, le quotidien « Le Béninois Libéré » a titré à la UNE avec la photo de M. Sanvi PANOU : « A l’origine de la non projection du film l’Amazone candidate : Le producteur Sanvi a coupé et décalé avec les sous » « les normes morales nous interdisent de dire qu’il a volé de l’argent ». Puis, en page intérieure, on lit en titre « Sanvi PANOU dribble Me Marie Elise GBEDO, ses fans et disparaît »
Dans cet article signé par Jerry AZANHOUAN, il est écrit : « Face à cette situation, une question crève l’œil. Est-ce un sabotage? Et à qui profite-t- il ? Toutefois, des rumeurs font état de ce que le producteur aurait reçu de l’argent et des assurances, pour s’autoriser une pareille outrecuidance, sinon comment comprendre qu’il ait pu agir ainsi » Il poursuit « Et pourtant, Me Elise Gbèdo a mobilisé pour cet événement et pour le producteur, environ 15 millions de FCFA pour couvrir une tournée nationale, hormis ce qui a été réservé à la presse » L’auteur de l’article en déduit qu’ « il est clair que M. Sanvi PANOU, après avoir grugé et dribblé Me Elise Gbèdo, les sponsors, gouvernement représenté, s’est impunément et de façon éhontée, servi de la presse pour faire sa promotion personnelle ». Enfin, dans la chute l’auteur de l’article, invite à « redoubler de vigilance pour ne pas se faire abuser une deuxième fois ».
Dans sa lettre à l’ODEM, M. Sanvi PANOU s’indigne contre la légende au bas de sa photo illustrant l’article : « J’ai fait ce que les Ivoiriens appellent couper-décaler ». Commentant cette légende, M. Sanvi PANOU qui dit être encore à Cotonou en ce moment là, estime que le quotidien « Le Béninois Libéré » « a affecté publiquement sa dignité, son intégrité morale et professionnelle » en faisant croire que le producteur de « l’Amazone candidate », « s’est enfui de Cotonou avec les recettes du film ». Or, le film n’était même pas encore projeté dans les salles payantes. Pour de tels propos diffamatoires, M. Sanvi PANOU exige du quotidien « Le Béninois Libéré » des excuses publiques et se réserve le droit de porter cette affaire devant les tribunaux.
Conformément à l’article 16 de son Règlement intérieur, l’ODEM a adressé le 18 juillet 2007 une correspondance avec copie de la plainte au directeur de publication du quotidien « Le Béninois Libéré ». Ce dernier avait l’obligation de répondre dans un délai de trois jours francs, pour éclairer la lanterne de l’Observatoire. Mais il ne l’a point fait.
APPRECIATIONS
De l’analyse de l’article incriminé et en l’absence de réponse du Directeur de publication, les observations suivantes s’imposent :
1- M. Jerry AZANHOUAN a rédigé son article sans un minimum d’enquête. Il n’a pas cru devoir recueillir le point de vue du mis en cause qu’est le réalisateur Sanvi PANOU. Le rédacteur de l’article s’est tout simplement fondé sur des rumeurs. Ce faisant, il a violé l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise qui stipule :
« Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies. Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises.
Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste une grande rigueur professionnelle, ou au besoin une certaine circonspection ».
2- Se fondant toujours sur des rumeurs, l’auteur de l’article poursuit «…Toutefois, des rumeurs font état de ce que le producteur aurait reçu de l’argent et des assurances pour s’autoriser une pareille outrecuidance, sinon comment comprendre qu’il a pu agir ainsi… »
Puis, il en déduit: « Au regard de tout ce qui précède, il est clair que M. Sanvi PANOU après avoir grugé et dribblé Me Elise Gbèdo, les sponsors gouvernement représenté , s’est impunément et de façon éhontée servi de la presse pour faire sa promotion… » En écrivant ces phrases, l’auteur de l’article s’est rendu coupable de diffamation et d’injures, envers le producteur du film « l’Amazone candidate ». Il a ainsi violé l’article 6 du Code de déontologie de la presse béninoise qui édicte :
« Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ».
3- Par ailleurs le rédacteur de l’article a versé dans le sensationnel en titrant « Le producteur Sanvi PANOU a coupé et décalé avec les sous ». Ce faisant, il a violé l’article 11 du code :
« Le journaliste s’interdit les titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications ».
Par ces motifs l’ODEM déclare :
_ Recevable la plainte en diffamation du réalisateur – producteur Sanvi PANOU contre Jerry AZANHOUAN rédacteur au quotidien « Le Béninois Libéré »
_ Condamne fermement le journaliste Jerry AZANHOUAN, le Directeur de Publication du quotidien « Le Béninois Libéré », Eric Tchiakpè, ainsi que le Directeur Général du journal Aboubacar TAKOU tous trois des récidivistes attitrés pour violation des articles 2 , 6 et 11 du code de déontologie de la presse béninoise.
Fait à Cotonou, le 15 octobre 2007
Pour l’ODEM, le Président
Michel O. TCHANOU
LES FAITS
Dans sa parution du jeudi 12 juillet 2007, le quotidien « Le Béninois Libéré » a titré à la UNE avec la photo de M. Sanvi PANOU : « A l’origine de la non projection du film l’Amazone candidate : Le producteur Sanvi a coupé et décalé avec les sous » « les normes morales nous interdisent de dire qu’il a volé de l’argent ». Puis, en page intérieure, on lit en titre « Sanvi PANOU dribble Me Marie Elise GBEDO, ses fans et disparaît »
Dans cet article signé par Jerry AZANHOUAN, il est écrit : « Face à cette situation, une question crève l’œil. Est-ce un sabotage? Et à qui profite-t- il ? Toutefois, des rumeurs font état de ce que le producteur aurait reçu de l’argent et des assurances, pour s’autoriser une pareille outrecuidance, sinon comment comprendre qu’il ait pu agir ainsi » Il poursuit « Et pourtant, Me Elise Gbèdo a mobilisé pour cet événement et pour le producteur, environ 15 millions de FCFA pour couvrir une tournée nationale, hormis ce qui a été réservé à la presse » L’auteur de l’article en déduit qu’ « il est clair que M. Sanvi PANOU, après avoir grugé et dribblé Me Elise Gbèdo, les sponsors, gouvernement représenté, s’est impunément et de façon éhontée, servi de la presse pour faire sa promotion personnelle ». Enfin, dans la chute l’auteur de l’article, invite à « redoubler de vigilance pour ne pas se faire abuser une deuxième fois ».
Dans sa lettre à l’ODEM, M. Sanvi PANOU s’indigne contre la légende au bas de sa photo illustrant l’article : « J’ai fait ce que les Ivoiriens appellent couper-décaler ». Commentant cette légende, M. Sanvi PANOU qui dit être encore à Cotonou en ce moment là, estime que le quotidien « Le Béninois Libéré » « a affecté publiquement sa dignité, son intégrité morale et professionnelle » en faisant croire que le producteur de « l’Amazone candidate », « s’est enfui de Cotonou avec les recettes du film ». Or, le film n’était même pas encore projeté dans les salles payantes. Pour de tels propos diffamatoires, M. Sanvi PANOU exige du quotidien « Le Béninois Libéré » des excuses publiques et se réserve le droit de porter cette affaire devant les tribunaux.
Conformément à l’article 16 de son Règlement intérieur, l’ODEM a adressé le 18 juillet 2007 une correspondance avec copie de la plainte au directeur de publication du quotidien « Le Béninois Libéré ». Ce dernier avait l’obligation de répondre dans un délai de trois jours francs, pour éclairer la lanterne de l’Observatoire. Mais il ne l’a point fait.
APPRECIATIONS
De l’analyse de l’article incriminé et en l’absence de réponse du Directeur de publication, les observations suivantes s’imposent :
1- M. Jerry AZANHOUAN a rédigé son article sans un minimum d’enquête. Il n’a pas cru devoir recueillir le point de vue du mis en cause qu’est le réalisateur Sanvi PANOU. Le rédacteur de l’article s’est tout simplement fondé sur des rumeurs. Ce faisant, il a violé l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise qui stipule :
« Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies. Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises.
Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste une grande rigueur professionnelle, ou au besoin une certaine circonspection ».
2- Se fondant toujours sur des rumeurs, l’auteur de l’article poursuit «…Toutefois, des rumeurs font état de ce que le producteur aurait reçu de l’argent et des assurances pour s’autoriser une pareille outrecuidance, sinon comment comprendre qu’il a pu agir ainsi… »
Puis, il en déduit: « Au regard de tout ce qui précède, il est clair que M. Sanvi PANOU après avoir grugé et dribblé Me Elise Gbèdo, les sponsors gouvernement représenté , s’est impunément et de façon éhontée servi de la presse pour faire sa promotion… » En écrivant ces phrases, l’auteur de l’article s’est rendu coupable de diffamation et d’injures, envers le producteur du film « l’Amazone candidate ». Il a ainsi violé l’article 6 du Code de déontologie de la presse béninoise qui édicte :
« Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ».
3- Par ailleurs le rédacteur de l’article a versé dans le sensationnel en titrant « Le producteur Sanvi PANOU a coupé et décalé avec les sous ». Ce faisant, il a violé l’article 11 du code :
« Le journaliste s’interdit les titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications ».
Par ces motifs l’ODEM déclare :
_ Recevable la plainte en diffamation du réalisateur – producteur Sanvi PANOU contre Jerry AZANHOUAN rédacteur au quotidien « Le Béninois Libéré »
_ Condamne fermement le journaliste Jerry AZANHOUAN, le Directeur de Publication du quotidien « Le Béninois Libéré », Eric Tchiakpè, ainsi que le Directeur Général du journal Aboubacar TAKOU tous trois des récidivistes attitrés pour violation des articles 2 , 6 et 11 du code de déontologie de la presse béninoise.
Fait à Cotonou, le 15 octobre 2007
Pour l’ODEM, le Président
Michel O. TCHANOU
Publicité